Voici les 5 erreurs à éviter et les astuces à savoir lorsqu’on se lance dans l’élevage du ver de farine.
L’élevage du ver de farine (Tenebrio molitor) est une solution écologique, économique et tendance pour nourrir vos animaux et produire des protéines de qualité toute l’année. L’élevage est simple et accessible à tous mais certains principes fondamentaux sont à respecter si l’on veut atteindre une production optimale.
🔸1-Choisir un substrat adapté et l’apporter en quantité suffisante
○ Le substrat, qui sert de nourriture et permet aux insectes de pondre et de s’enfouir est la base de votre élevage. Un mauvais choix (sable, terre, sciure, céréales traitées) empêche la croissance des larves. En effet, les larves se plaisent dans le son de céréales car il est aéré et correspond à leurs besoins nutritionnels par la présence notamment de nombreuses fibres. Il est important de veiller à ce que les larves disposent d’une quantité de substrat suffisante tout au long de leur croissance. Ne pas attendre qu’il ne reste que du Frass (déjections) dans le bac pour rajouter du substrat.
○ Solution : Utilisez du son de blé ou d’autres céréales impérativement non traitées. Compléter régulièrement le niveau de son pour assurer une croissance régulière. Retrouvez la Nourriture et substrat pour vers de farine. Garanti sans pesticides.
🔸2- Veiller à la température et l’humidité
○ Les vers de farine se développent idéalement entre 25 et 27 °C. Dans nos maisons, la température est généralement moins élevée notamment l’hiver. On observe encore de très bons résultats à 22 °C. Le rendement et le temps d’élevage est proportionnel à la température. Plus la température est optimale, plus les coléoptères vont pondre et plus la croissance des larves sera rapide. Une température basse va limiter la ponte et ralentir la croissance des larves. En dessous de 15°C, les coléoptères cessent de pondre. Il ne faut donc pas espérer avoir de bons résultats dans une cave ou au garage.
L’hygrométrie optimale se situe entre 55 et 65% d’humidité ce qui correspond à de nombreux foyers Français. Si la maison est plus sèche, l’apport de nourriture fraiche régulière, mais sans excès, va permettre d’apporter l’humidité nécessaire au bon développement des larves. Inversement, une pièce trop humide risque d’entraîner des problèmes de moisissures ou la présence d’acariens.
○ Solution : Maintenez une température stable de 20°C minimum. Privilégier une place près d’un radiateur ou d’une source de chaleur l’hiver. Évitez les pièces humides et froides comme une cave ou un garage.
🔸3-. Apporter la bonne dose de nourriture fraîche
○ C’est très plaisant de voir les larves ou les coléoptères s’agglutiner autour d’une rondelle de carotte ou de navet. Cependant, donner trop de légumes ou fruits entraîne un excès d’humidité et des risques de moisissures qui sont délétères pour les larves comme pour les coléoptères.
○ Solution : Offrez de petites quantités (carotte, pomme) et coupez-les en rondelles plutôt qu’en cubes. Retirez ce qui n’a pas été consommé dans les 24h avant qu’ils ne pourrissent. Variez les apports de légumes ou fruits augmenteront les qualités nutritionnelles des larves.
🔸4-Séparer les stades de développement
○ Les coléoptères et les larves peuvent consommer de manière importante les œufs fraîchement pondus s’ils sont en contact. La production et le rendement s’en trouvent impactés. Les nymphes peuvent également être attaquées par les larves si elles ne sont pas séparées. Les traces de morsures forment des points noirs sur le corps des nymphes. Ces morsures sont la porte d’entrée de bactéries qui peuvent tuer la nymphe. Si la nymphe mordue atteint l’éclosion, les coléoptères présenteront certainement des malformations.
○ Solution : Utiliser un bac de ponte pour séparer les coléoptères de leurs œufs. Prélever les nymphes rapidement pour les séparer des larves voraces.
🔸5-Veiller à l’hygiène des bacs d’élevage
○ Un bac sale favorise l’apparition des problèmes sanitaires. Le maintien d’un élevage sain garanti le bon développement des larves. Dans les bacs de reproducteurs, une mortalité d’environ 10 % tous les 15 jours est normale. Cependant, la présence de coléoptères morts est à contrôler. Un excès de mortalité est souvent lié à des légumes ou du son traité, à une absence totale de nourriture fraîche ou à un problème d’hygiène.
○ Solution : Nettoyez les bacs, retirez régulièrement les cadavres de coléoptères (et non les mues de larves qui sont reconsommées par les larves).
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